Il y a cent ans dans le diocèse d’Avignon – Juin 2017

6 juin 2017

Mois du Sacré-Coeur

Traditionnellement, le mois de juin est consacré au Sacré-Cœur. En cette période, les cardinaux français proposent à leurs collègues évêques « un vœu pour la célébration solennelle de la fête du Sacré-Cœur ». Déjà, à leur appel, la France avait été consacrée au Sacré-Cœur le 11 juin 1915.


Les évêques ont aussi fait le vœu de « conduire nos diocèses en pèlerinage à Lourdes, après la cessation des hostilités ». Se souvenant des demandes du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial, renouvelées « pendant la peste de Marseille, et sur l’indication d’une autre fille de saint François de Sales », Certes la fête du Sacré-Cœur avait été étendue au monde entier par le bienheureux pape Pie IX en 1856, et élevé à la rang de solennité par le pape Léon XIII en 1889, mais les évêques français voulurent encore répondre plus exactement aux demandes du Sacré-Cœur, et faire le vœu de célébrer solennellement chaque année, et à perpétuité, dans toutes les églises et chapelles. Il est prévu que la fête comprendra, pour les églises cathédrales « le matin une grand-messe… le soir, une cérémonie avec sermon, procession, pendant laquelle on chantera les litanies du Sacré Cœur de Jésus, Amende honorable, Consécration au Sacré Cœur et Salut », et pour les églises paroissiales et chapelles « le matin, une messe de communion aussi solennelle que possible, el soir, une cérémonie avec allocution, procession pendant laquelle on chantera les litanies…, consécration au Sacré-Cœur et Salut ». Monseigneur l’archevêque d’Avignon s’empressa de consentir à ce vœu pour notre diocèse, où « la dévotion au Sacré-Cœur est grande et ancienne ».

Monsieur le chanoine Jules CLEMENT

Il s’éteignait dans les derniers jours du mois de mai, le dimanche 27 mai, à Vaison.
Il est né au Crestet en 1847, le plus jeunes de huit enfants. L’un de ses frères aînés avait été prêtre, professeur au petit séminaire de Sainte-Garde, mais était mort assez jeune, laissant toutefois un grand et précieux souvenir à son jeune frère prêtre.


A son tour, il entre à 9 ans à Sainte-Garde où il se distingue par « la piété, la modestie, l’amour de l’étude et des âmes ». Il sera ordonné prêtre en 1871 par Mgr Dubreuil. Il fut alors nommé vicaire à Visan. C’est là qu’il déploya son zèle pour la formation des clercs, en instituant, pratiquement, une école apostolique. Après 8 ans passés à Visan, il fut nommé vicaire de la paroisse de Saint-Florent d’Orange, puis à Apt, en 1884. Il y resta 8 ans, avec l’abbé Mathieu comme curé.
En 1892, il était nommé curé de Faucon, puis de Modène. Enfin, en 1896, il fut nommé aumônier de l’hôpital Sainte-Marthe. Pendant 15 ans, il continua à se dévouer sans compter auprès des malades et des mourants.
Monseigneur l’archevêque, soucieux de manifester sa gratitude, et d’honorer son ministère, si modeste et discret, lui proposa de devenir chanoine honoraire du chapitre de Notre-Dame-des-Doms. A cette occasion, il réunit une douzaine de prêtres qu’il avait formés au cours de sa vie sacerdotale, « qui vinrent lui dire leur reconnaissance, le féliciter de sa nouvelle dignité et lui promettre le plus fidèle attachement ».
Sa santé l’obligea à laisser son ministère à Avignon. Il rejoignit la paroisse de Vaison où il sut encore se rendre utile « avec cette bienveillance et cette digne simplicité qui l’ont toujours caractérisé »
Un de ses élèves a écrit sa biographie : Un prêtre, le chanoine J. X. Clément (1847-1917), publié en 1919 chez Jacomet à Villedieu (3 Z 3 Clement, aux archives diocésaines)