Il y a cent dans dans le diocèse d’Avignon - février 1918

1er février 2018

Monsieur le chanoine Joseph Toussaint Archelet

Décédé le 23 janvier 1908, la semaine religieuse d’Avignon donne sa nécrologie dans sa première livraison de février.


Ce prêtre né à Avignon le 1° novembre 1859, fut ordonné le 19 mai 1883 avec 11 autres confrères. Alors qu’avant même son ordination il était déjà professeur au Petit-Séminaire d’Avignon, il occupa ce poste jusqu’en 1894, date à laquelle il fut nommé aumônier des Ursulines d’Avignon. En 1897 il cessa ses fonctions dans le diocèse pour devenir missionnaire.

En effet, il manifesta très tôt un goût prononcé pour la prédication, et fut encouragé dans ce sens par ses supérieurs, notamment en prêchant retraites et sermons.

Ce n’est pas seulement à Avignon qu’il exerça ce ministère. En effet, devenu missionnaire apostolique, il parcourt la France, tout en demeurant prêtre du diocèse d’Avignon, appelé par différents évêques. Le chroniqueur écrit que « beaucoup de diocèses ont apprécié sa parole qui, quoiqu’originale et très imagée, était toujours renfermée dans une rigueur de doctrine impeccable et dans une rare maîtrise d’expression. »


Il prêcha dans le Nord et l’Est de la France, souvent appelé par le cardinal Langénieux dans le diocèse de Reims, mais aussi en Normandie, appelé par Mgr Colomb, originaire de Valence et évêque d’Evreux, ou Mgr Meunier, ancien vicaire général d’Avignon qui lui a succédé.

« Un caractère des plus heureux joint à une candeur d’âme très expansive alliés à une véritable distinction intellectuelle, lui attirèrent des affections nombreuses et choisies », affirme le chroniqueur.
Depuis le mois d’octobre 1914, monsieur le chanoine Archelet résidait sur la paroisse de Verneix, dans le diocèse de Moulins, chez son ami l’abbé Cante. Ce n’était pas l’heure de la retraite pour autant, pour cet homme de 55 ans. E, 1916, il prêcha les stations de Carême à Saint-Louis-des-Français, à Rome, puis à Vichy et enfin le carême à la cathédrale de Moulins en 1917. Alors qu’il avait une santé robuste, jusqu’à lors, il contracta une maladie pulmonaire après sa troisième semaine de prédication. Finalement, devant le constat d’une maladie incurable, M. le chanoine Hébert, vicaire général honoraire du diocèse d’Evreux et supérieur ecclésiastique des religieuses augustines d’Harcourt, lui proposa de venir se confier aux soins de ces hospitalières.

Certaines de ses prédications ont été éditées : A Lourdes, les apparitions de 1858, histoire, ascétisme, psychologie, 1907 ; Le mois de Marie à la Grotte de Lourdes, 1908 ; A Lourdes. Année liturgique et mariale (en 4 volumes), 1913.


Mais je signalerai en outre, deux sermons donnés dans le diocèse d’Avignon. IL y a tout d’abord le Panégyrique de saint Agricol, prononcé en l’église de Saint-Agricol le dimanche 8 septembre 1895, et édité la même année par celui qui n’était encore que l’abbé Archelet, aumônier des religieuses de Sainte-Ursule. En 1904, l’abbé Archelet, missionnaire apostolique, prononça le panégyrique de Saint-Véran dans l’ancienne cathédrale de Cavaillon le dimanche 13 novembre 1904. Il fut publié la même année chez Aubanel. C’est de l’une de ces publications qu’est tiré l’autographe adressé à Mgr Sueur, et donné en illustration.